Voilà, comme j'ai vu dans ma présentation que vous étiez intéressés pas ma belle noireaude, je vais vous faire un petit topo de notre histoire !
Sacha est une percheronne "américaine", c'est à dire plus grande et plus fine que les percherons français. En effet, lors de la conquête de l'ouest, les américains ont eu besoin de chevaux puissants capables de couvrir de longues distances avec les diligences au fesses, ils ont donc sélectionné des chevaux plus grands et plus longilignes, pendant que nous en France les faisions s'alourdir pour la viande.
Il y a en France une grosse vingtaine de chevaux percherons importés des états unis ou du canada, et ils sont assez prisés pour ré alléger le modèle français, un peu trop "viandardisé".
Car le loisir est à la mode, le lourd aussi!
Ces chevaux sont de plus très souvent noirs contre le traditionnel gris pommelé des perch français, ce qui leur rajoute de la classe, en plus de leurs allures relevées un peu à la frisonne!
Il y a aussi des "mais"! ils n'ont pas toujours des pieds d'une excellente solidité, et un caractère trempé et souvent un peu sur l'oeil.
Donc Sacha est née au canda, a gagné les championnats du monde de modèles et allures à six mois, et a ensuite pris l'avion pour la France, direction Nogent le rotrou, le fief du percheron!

elle y a grandi, au milieu d'autres semblables, a été débourrée montée et attelée à deux ans, avant de retourner au pré.
Je l'ai achetée à trois ans, à la recherche de la placidité du trait pour me promener sereinement, et des capacités à la polyvalence et au dressage qu'ont ces chevaux aux longues jambes et au physique pas trop lourd.
Elle était encore toute jeune, mais avait déjà un gros caractère!
j'ai passé un an à travailler à pieds, avec des méthodes inspirées de l'éthologie revisitées à ma sauce pour qu'elle accèpte de se soumettre gentiment et de travailler en confiance. le conflit avec ce genre de gabarit, on oublie tout de suite!
Puis aux longues rênes, sur le cercle, comme elle paddockait, je pouvais contrôler le côté extérieur

puis montée, dans la carrière en herbe de notre ancienne pension, où elle avait très peur du bois à côté (y a toujours un truc qui bouge là dedans...) ça été une période difficile ..... mais on y arrivait petit à petit, avec des jours très bien, des jours catastrophiques!



On a fait deux ans comme ça, cahin caha, deux pas envant, trois en arrière, entre mes problèmes de santé qui ont freiné notre progréssion, les aléas climatique de cette pension pré, pas vraiment faite pour bosser, la trouille et le stress que lui donnait ses foutus bois, elle en tiquait !!!!
Puis j'ai décidé de retourner dans mon petit club chéri, celui où j'avais des amis, ou j'avais dressé mon précédent cheval, un petit PRE génial, avec un manège gigantesque, des pré pour la jument, un box poulinière pour elle toute seule =) enfin le top quoi! juste un poil plus cher ........ m'enfin ......
là, on allait pouvoir bosser vraiment! c'était le 1er octobre 2009.

